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Ce dimanche 6 juillet ont eu lieu les finales de l’Open Petit Bambou et c’est sur une journée de tennis, de bonne humeur, de fête et de rire que s’achève le tournoi du Racing Club de Roubaix.

Dès 9h15, les finalistes étaient en place sur les courts intérieurs – la pluie étant de la partie – ainsi que les arbitres de chaise et les jeunes ramasseurs, tous bénévoles du Club. Nous avons pu assister à quatre très beaux matchs simples Dames et simples Messieurs, dont le plus long, le sénior + Messieurs, nous a fait vibrer jusque 11h30. Il a été remporté par Édouard Waels (RTCR, 15/1) venu à bout des six balles de match contre Anthony Requillart (Hem Tennis club, 15/3). Félicitons aussi Julie Dutoit (La Madeleine, 15/1) qui remporte la finale, en sénior + également, contre Bénédicte Vandenberghe (RTCR, 30/1). Et enfin, bravo à Sophie Briez (La Raquette de Villeneuve d’Ascq, 4/6) et Clément Legrand (OSML tennis, 2/6) pour leur victoire en deux sets contre Julie Bensilum (Saint-Michel Sports Marquette, 4/6) pour le simple Dames sénior et Loup Wargnier (TC Ronchin, 2/6) pour le simple Messieurs sénior.

        

Mais que serait une finale de tennis du Racing sans la fête ? Alors cela démarre toujours en douceur bien sûr. D’abord un apéritif, calme, officiel certes mais convivial et chaleureux. L’ambiance est montée en crescendo très progressivement. Un magicien et mentaliste, Tom Coss, a échauffé les esprits et remis en question nos certitudes en même temps qu’une légère ivresse commençait à se faire sentir dans les airs pluvieux du Club House, revisité par Loubati Racing depuis le début du tournoi.

Le buffet froid, digne des grandes tablées familiales et dominicales, n’a pas réussi à faireredescendre la chaleur humaine qui progressivement, entre effluves de terre battue, de pluie d’été, de houblon et de vignes, commençait à gagner du terrain… Le rythme de DJ Arflodi battait son plein maisil fallait encore un peu de temps pour se laisser tenter par la piste. Puis ce fut l’explosion, comme une incandescence de danse, de joie et de rire mise en musique, nous portant jusqu’au climax de fête et de folie humaine, qui en réalité s’est étendue sur plusieurs heures faisant faire plus d’un tour d’horlogeaux racinguiens les plus insolents. Au programme – non répertorié dans le livescore –, danses endiabléesou réinventées, déguisement, pole dance, farandoles, certains ont même pu réaliser leur fantasme de victoire… Tout y était !

 

La folie s’étant emparée de notre président, il nous a même fait part de sa future reconversion professionnelle !

 

 

Mais le tournoi du Racing Club de Roubaix ne peut se résumer à cette seule journée de fête et de finales, aussi intense soit-elle. L’Open Petit Bambou s’est en effet étalé, écoulé devrais-jedire – au sens propre comme au sens figuré – sur trois semaines riches en émotions à la fois sportives et amicales.

C’est bien la joie d’être ensemble, réunis par le partage d’une même passion, le tennis, et d’uneéthique commune, qui a dominé encore une fois le tournoi. C’est un esprit qui repose sur l’incommensurable bonheur de se retrouver chaque soir. C’est pourtant un plaisir simple, juste « un instant de bonheur », qui repose en réalité sur peu de choses : être ensemble donc, regarder les matchs – et ce, quel que soit le niveau de tennis, du premier tour à la finale –, vaquer d’un bord de terrain à un autre, d’une discussion à une autre, hésiter entre une bière ou un rosé et finalement jeterson dévolu sur un Chardonnay. Sortir un paquet de biscuits apéro de son sac, comme un énième partage. Se demander si ce soir on prendra une salade chez LoubatiRacing, ou si on craquera pour le burger-frites. Ou encore tenir une permanence avec les copains ou les copines, préparer de beaux terrains et les regarder avec une certaine fierté. Encourager ses partenaires de jeu, discrètement quand l’adversaire joue aussi au Racing, mais avec une certaine ferveur quand il ne l’est pas ou que le derby s’en mêle. Regarder le soleil s’éclipser entre les hauts toits roubaisiens et les terrains extérieurs, et admirer la magistrale et poétique fusion orangée du coucher de soleil et de la terre battue et s’entendre dire « on est bien, là… ».

 




  

Cette année, les joueurs et joueuses ont particulièrement été bichonnés : bananes à discrétion (103 kg au total, merci à notre partenaire VeggieFresh), bons de réduction chez N’Tennis le partenaire du Racing, jeu de fléchettes pour réconforter les perdants (ou pas) avec notre partenaire OOSLO, des terrains refaits entre chaque set et un livescore inédit,permettant de suivre les matchs en direct du fin fond de son lit quand un troisième set emmène joueurs, joueuses et permanents jusqu’au début de la nuit. Toute cette organisation n’étant bien sûr pas possible sans Christian notre JA préféré, aussi souriant que conciliant, ainsi que des coachs et permanentsexceptionnels. Ces derniers venant même parfois dès l’aube pour nourrir les terrains de terre, tels desmarchands de sable bien matinaux, ou arroser les fleurs au crépuscule.

 

 

Bien sûr, quelques perles – couleur terre battue évidemment – se sont glissées sur les courts du Racing pendant ces trois semaines. Il y a d’abord eu le déclenchement de l’arrosage automatique en plein match nocturne qui a mis en panique nos permanents du soir, puis le déchaînement météorologiquequi, par peur d’un certain ennui sans doute, a décidé de convoquer tous les temps : soleil, vent, pluie, canicule. Des clefs égarées ou encore des joueurs à l’émotivité exacerbée à deux doigts de confondre terrain de tennis et ring. Sans oublier les mémorables crampes de Lorette qu’il a fallu étirer de toutson corps pour la remettre sur pieds et affronter la redoutable Sarah en trois sets et plus de trois heures trente de match ! Entre fous rires et combativité.

 

Mais cette année, la plus belle victoire fut sans aucun doute celle de nos jeunes joueurs etjoueuses qui ont fait un excellent tournoi : Adrien, Ambrine,

Faustine, Inès, Léo, Léon, Lili-Louise, Lola, Louis, Oscar, Sacha, Théo, Tom. Certains ont même rencontré leur propre coach. Sans oublier Antoine qui a sorti fissa notre président !



Ce qui est sûr, à lire la joie d’être ensemble sur les visages de nos jeunes, l’esprit Racing a de beaux jours devant lui.

À l’année prochaine pour l’Open Petit Bambou 2026, et comme dirait Benoît,

« Vive le Raciiiiiiing ! ».

Juliette